SAINT MARTIN DE PORRES
En ce bas monde de ténèbres, la splendide Lumière de Dieu n'éclaire que ceux qui ont revêtu Jésus Christ, elle les découpe sur la scène du monde et les met en évidence aux yeux de tous, afin que voyant cette lumière, les fidèles puissent glorifier le Père qui est dans les cieux.
A la fin de chaque jour dire:
3 Notre Père, 3 Je vous salue Marie,
3 fois: Saint Martin de Porrès, priez pour nous.
A la fin de chaque jour dire:
3 Notre Père, 3 Je vous salue Marie,
3 fois: Saint Martin de Porrès, priez pour nous.
Jour 1
Heureux les pauvres en esprit, car le Royaume des Cieux est à eux. (Mt 5,3)
Voilà la première béatitude proclamé par Jésus, dans son sermon sur la montagne. Mais ces pauvres, qui sont-ils ? Les pauvres du Christ, ce sont d'abord ceux qui n'ont rien, puis ceux qui ont l'intuition de la pauvreté, ceux qui sont pauvres dans l'estime qu'ils ont d'eux mêmes. Ce sont les âmes simples qui ont la sagesse de ne se croire rien. Cette pauvreté bienheureuse est la qualité de ceux qui sont dénués de tout orgueil et qui savent dire avec un accent vrai: Je ne suis pas grand chose, je suis tout petit devant Dieu. Cette pauvreté selon l'esprit est une grâce qui a tout son prix: elle accorde le Royaume des Cieux à celui qui le reçoit de Dieu.
Frère Martin de Porrès reçut de Dieu cette grâce de ne jamais s'estimer quelqu'un. Sa naissance pauvre, l'occasion qu'il eût de fréquenter à Lima les miséreux, lui formèrent une âme capable d'entendre la parole du Seigneur et de bénéficier de la béatitude réservée aux pauvres. Frère Martin fut une âme simple devant Dieu, ne jouant jamais le double jeu. Vendez-moi ! suggéra-t-il un jour à son Prieur très embarrassé d'une grosse dette conventuelle à solder. Non pas qu'il attachait tant de prix à lui-même, mais parce qu'il s'estimait sans aucune valeur pour le couvent qu'il servait si bien. Ainsi devons-nous nous estimer de peu de prix aux yeux des hommes; aux yeux de Dieu, cependant, nous sommes précieux, si nous avons dans le cœur ce trésor de la vrai pauvreté qu'est l'humilité chrétienne.
Prière
Ô Dieu, vous qui élevez les humbles, vous avez fait entrer aux Royaume des Cieux Martin de Porrès, votre confesseur. Accordez-nous, Seigneur, par ses mérites et son intercession, d'imiter sur terre son humilité, d'acquérir, à son exemple, la pauvreté selon l'esprit, de manière à mériter de nous élever avec lui jusqu'au Royaume de Cieux; où nous vous posséderons pour toujours, vous, l'unique trésor de notre âme.
Amen.
Voilà la première béatitude proclamé par Jésus, dans son sermon sur la montagne. Mais ces pauvres, qui sont-ils ? Les pauvres du Christ, ce sont d'abord ceux qui n'ont rien, puis ceux qui ont l'intuition de la pauvreté, ceux qui sont pauvres dans l'estime qu'ils ont d'eux mêmes. Ce sont les âmes simples qui ont la sagesse de ne se croire rien. Cette pauvreté bienheureuse est la qualité de ceux qui sont dénués de tout orgueil et qui savent dire avec un accent vrai: Je ne suis pas grand chose, je suis tout petit devant Dieu. Cette pauvreté selon l'esprit est une grâce qui a tout son prix: elle accorde le Royaume des Cieux à celui qui le reçoit de Dieu.
Frère Martin de Porrès reçut de Dieu cette grâce de ne jamais s'estimer quelqu'un. Sa naissance pauvre, l'occasion qu'il eût de fréquenter à Lima les miséreux, lui formèrent une âme capable d'entendre la parole du Seigneur et de bénéficier de la béatitude réservée aux pauvres. Frère Martin fut une âme simple devant Dieu, ne jouant jamais le double jeu. Vendez-moi ! suggéra-t-il un jour à son Prieur très embarrassé d'une grosse dette conventuelle à solder. Non pas qu'il attachait tant de prix à lui-même, mais parce qu'il s'estimait sans aucune valeur pour le couvent qu'il servait si bien. Ainsi devons-nous nous estimer de peu de prix aux yeux des hommes; aux yeux de Dieu, cependant, nous sommes précieux, si nous avons dans le cœur ce trésor de la vrai pauvreté qu'est l'humilité chrétienne.
Prière
Ô Dieu, vous qui élevez les humbles, vous avez fait entrer aux Royaume des Cieux Martin de Porrès, votre confesseur. Accordez-nous, Seigneur, par ses mérites et son intercession, d'imiter sur terre son humilité, d'acquérir, à son exemple, la pauvreté selon l'esprit, de manière à mériter de nous élever avec lui jusqu'au Royaume de Cieux; où nous vous posséderons pour toujours, vous, l'unique trésor de notre âme.
Amen.
Jour 2
Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. (Mt 5,4)
Qu'est-ce la douceur, sinon le prolongement de la pauvreté selon l'esprit ? Celle-ci suppose une grandeur d'âme remarquable, car on n'arrive pas facilement à se détacher volontairement des biens de ce monde. Mais une fois acquise, cette pauvreté a une telle profondeur que ces racines plongent dans une vertu presque introuvable aujourd'hui, une vertu qui est pourtant le riche sous-sol nourrissant tous les fruits de la vie chrétienne: la douceur. L'homme doux est le professionnel de la miséricorde: il comprend les autres, il ne s'irrite pas de leurs faiblesses muni de la charité, il se fait tout à tous. Ce pouvoir lui permet de conquérir la terre entière, car il n'est personne qui ne donne emprise à l'amour.
Qu'elle douceur dans l'âme de Frère Martin de Porrès ! Une douceur acquise au contact de la misère humaine. Une douceur qui n'était pas de l'inertie, mais qui s'exprimait en un incessant service des autres. Le doux, cependant, n'est pas douillet. Voyez Frère Martin: il avait pris l'habitude de se lever la nuit pour s'infliger une falgellation en faveur des pécheurs, au milieu de sa souffrance, il criait au Seigneur: Miséricorde ! Miséricorde ! Stimulé par ses supplications, l'indigène vigoureux, qu'il s'était choisi comme bourreau, frappait avec un zèle infatigable, muni d'une branche de cognassier sauvage, sur le dos du serviteur de Dieu. Cette rude pénitence permettait à Frère Martin d'avoir, tout au long du jour, cette douce charité qui lui faisait gagner au Christ les pécheurs repentants. Nous n'acquerrons aussi la douceur qu'en domptant notre égoïsme qui nous empêche d'être attentifs aux besoins de nos frères.
Prière
Ô Dieu, vous qui béatifiez les doux, vous avez fait entrer au Royaume des Cieux Martin de Porrès, votre confesseur. Accordez-nous, Seigneur, par ses mérites et son intercession, d'imiter sur terre sa bonté, d'acquérir, à son exemple, la douceur selon l'évangile, de manière à conquérir ici-bas d'autres âmes à votre amour et à mériter de nous élever avec lui jusqu'au Royaume de Cieux, où nous vous posséderons pour toujours, vous l'incomparable douceur de notre âme.
Amen.
Qu'est-ce la douceur, sinon le prolongement de la pauvreté selon l'esprit ? Celle-ci suppose une grandeur d'âme remarquable, car on n'arrive pas facilement à se détacher volontairement des biens de ce monde. Mais une fois acquise, cette pauvreté a une telle profondeur que ces racines plongent dans une vertu presque introuvable aujourd'hui, une vertu qui est pourtant le riche sous-sol nourrissant tous les fruits de la vie chrétienne: la douceur. L'homme doux est le professionnel de la miséricorde: il comprend les autres, il ne s'irrite pas de leurs faiblesses muni de la charité, il se fait tout à tous. Ce pouvoir lui permet de conquérir la terre entière, car il n'est personne qui ne donne emprise à l'amour.
Qu'elle douceur dans l'âme de Frère Martin de Porrès ! Une douceur acquise au contact de la misère humaine. Une douceur qui n'était pas de l'inertie, mais qui s'exprimait en un incessant service des autres. Le doux, cependant, n'est pas douillet. Voyez Frère Martin: il avait pris l'habitude de se lever la nuit pour s'infliger une falgellation en faveur des pécheurs, au milieu de sa souffrance, il criait au Seigneur: Miséricorde ! Miséricorde ! Stimulé par ses supplications, l'indigène vigoureux, qu'il s'était choisi comme bourreau, frappait avec un zèle infatigable, muni d'une branche de cognassier sauvage, sur le dos du serviteur de Dieu. Cette rude pénitence permettait à Frère Martin d'avoir, tout au long du jour, cette douce charité qui lui faisait gagner au Christ les pécheurs repentants. Nous n'acquerrons aussi la douceur qu'en domptant notre égoïsme qui nous empêche d'être attentifs aux besoins de nos frères.
Prière
Ô Dieu, vous qui béatifiez les doux, vous avez fait entrer au Royaume des Cieux Martin de Porrès, votre confesseur. Accordez-nous, Seigneur, par ses mérites et son intercession, d'imiter sur terre sa bonté, d'acquérir, à son exemple, la douceur selon l'évangile, de manière à conquérir ici-bas d'autres âmes à votre amour et à mériter de nous élever avec lui jusqu'au Royaume de Cieux, où nous vous posséderons pour toujours, vous l'incomparable douceur de notre âme.
Amen.
Jour 3
Heureux les affligés, car ils seront consolés. (Mt 5,5)
La tristesse que Jésus béatifie est celle qui provient d'une juste vue des choses et qui a pour objet les vraies misères de la vie: cette misère du monde qui est la misère spirituelle. Le pauvre et le doux, parce qu'ils n'ont en eux ni orgueil ni dureté, sont touchés par cette misère, ils sont affligés de ne pas voir se réaliser le règne de Dieu. Ils pleurent eux-mêmes sur le mal qu'ils voient partout. En plus du péché, le vrai mal qui afflige les âmes, il y a aussi tous les autres maux dont souffrent tant d'âmes chrétiennes: la maladie, l'épreuve, la sécheresse intérieure. Celui qui sait s'affliger chrétiennement, en adressant au Seigneur une instante supplication, sera consolé: il a mis en Dieu sa confiance, Dieu ne le délaissera pas, mais ils emplira son âme de joie spirituelle.
Frère Martin de Porrès fut grandement affligé des maux de son temps. Il expiait en son corps ce que les péchés d'autrui ravissaient à Dieu du rayonnement de sa Gloire. Il reçut fréquemment en ses gémissements apostoliques la précieuse consolation de Dieu. Or, la consolation de Dieu n'est pas chiche, elle est abondance et fertilité. Qui la reçoit, reçoit la joie spirituelle, la joie communicative. Ainsi furent comblés les pauvres affligés de Lima qu'un geste charitable de Frère Martin sut consoler. Voyant, désolée dans la sécheresse, une petite montagne près de la ville, Frère Martin résolut d'y planter des figuiers, qui donnèrent fruits et verdure et alimentèrent les pauvres. Ainsi seulement tourne en fécondité la désolation qu'on essaie de changer en amour. Plantez en votre âme la racine vive qu'est le Christ, votre âme affligée sera consolée et donnera du fruit.
Prière
Ô Dieu, vous qui consolez les affligés, vous avez fait entrer au Royaume des Cieux Martin de Porrès, votre confesseur. Accordez-nous, Seigneur, par ses mérites et son intercession, de savoir nous affliger des maux dont souffre le monde; afin qu'à l'exemple de Martin nous nous empressions d'y apporter remède par la pénitence, de manière à mériter de nous élever avec lui jusqu'au Royaume des Cieux, où nous vous posséderons pour toujours, vous qui êtes la divine consolation de notre âme.
Amen.
La tristesse que Jésus béatifie est celle qui provient d'une juste vue des choses et qui a pour objet les vraies misères de la vie: cette misère du monde qui est la misère spirituelle. Le pauvre et le doux, parce qu'ils n'ont en eux ni orgueil ni dureté, sont touchés par cette misère, ils sont affligés de ne pas voir se réaliser le règne de Dieu. Ils pleurent eux-mêmes sur le mal qu'ils voient partout. En plus du péché, le vrai mal qui afflige les âmes, il y a aussi tous les autres maux dont souffrent tant d'âmes chrétiennes: la maladie, l'épreuve, la sécheresse intérieure. Celui qui sait s'affliger chrétiennement, en adressant au Seigneur une instante supplication, sera consolé: il a mis en Dieu sa confiance, Dieu ne le délaissera pas, mais ils emplira son âme de joie spirituelle.
Frère Martin de Porrès fut grandement affligé des maux de son temps. Il expiait en son corps ce que les péchés d'autrui ravissaient à Dieu du rayonnement de sa Gloire. Il reçut fréquemment en ses gémissements apostoliques la précieuse consolation de Dieu. Or, la consolation de Dieu n'est pas chiche, elle est abondance et fertilité. Qui la reçoit, reçoit la joie spirituelle, la joie communicative. Ainsi furent comblés les pauvres affligés de Lima qu'un geste charitable de Frère Martin sut consoler. Voyant, désolée dans la sécheresse, une petite montagne près de la ville, Frère Martin résolut d'y planter des figuiers, qui donnèrent fruits et verdure et alimentèrent les pauvres. Ainsi seulement tourne en fécondité la désolation qu'on essaie de changer en amour. Plantez en votre âme la racine vive qu'est le Christ, votre âme affligée sera consolée et donnera du fruit.
Prière
Ô Dieu, vous qui consolez les affligés, vous avez fait entrer au Royaume des Cieux Martin de Porrès, votre confesseur. Accordez-nous, Seigneur, par ses mérites et son intercession, de savoir nous affliger des maux dont souffre le monde; afin qu'à l'exemple de Martin nous nous empressions d'y apporter remède par la pénitence, de manière à mériter de nous élever avec lui jusqu'au Royaume des Cieux, où nous vous posséderons pour toujours, vous qui êtes la divine consolation de notre âme.
Amen.
Jour 4
Heureux les affamés et les assoiffés de justice, car ils seront rassasiés. (Mt 5,6)
On comprend qu'il puisse avoir faim et soif de justice celui qu'on a lésé dans ses biens. Ce n'est pas d'abord de cette justice qu'il est question. La justice que béatifie le Seigneur est celle de l'homme en qui Dieu réalise parfaitement son plan, sans que cet homme n'y mette obstacle. Le désir de la justice, pour cet homme, est le désir de posséder Dieu, le désir de lui rendre, si possible, autant qu'il a reçu. Cette justice, tout intérieure, est le terrain de choix en lequel prend racine le justice extérieure, l'honnêteté des relations avec les autres.
Frère Martin de Porrès a été reconnu officiellement par le Pérou, en 1939, comme le patron et le protecteur spécial des œuvres sociales. C'était reconnaître cette soif ardente qu'il eut toujours de la justice. Les prisonniers, les orphelins, les enfants abandonnés et sans foyer, furent l'objet de sa profonde compassion. N'est-ce pas grâce à son influence qu'un riche négociant consentit à investir de gros capitaux dans la construction d'un orphelinat, qui deviendrait comme une réparation publique des injustices sociales ? Ce désir qu'avait Martin de voir régner la justice lui venait d'une âme juste assoiffée de Dieu. C'est parce qu'il s'efforçait d'être juste avec Dieu, qu'il eut tant de zèle à voir soulager la misère des pauvres, à voir régner partout la miséricorde et l'amour. Soyons assoiffés de cette justice véritable, dont l'avènement n'est pas l'effet du zèle amer mais de la bénigne charité.
Prière
Ô Dieu, vous qui rassasiez les assoiffés de justice, vous avez fait entrer au Royaume des Cieux Martin de Porrès, votre confesseur. Accordez-nous, par ses mérites et son intercession, cette faim et cette soif de la justice, afin qu'à son exemple nous accomplissions envers tous nos frères le devoir de la charité, de manière à mériter de nous élever jusqu'au Royaume des Cieux, où nous vous posséderons pour toujours, vous l'ineffable rassasiement de notre âme.
Amen.
On comprend qu'il puisse avoir faim et soif de justice celui qu'on a lésé dans ses biens. Ce n'est pas d'abord de cette justice qu'il est question. La justice que béatifie le Seigneur est celle de l'homme en qui Dieu réalise parfaitement son plan, sans que cet homme n'y mette obstacle. Le désir de la justice, pour cet homme, est le désir de posséder Dieu, le désir de lui rendre, si possible, autant qu'il a reçu. Cette justice, tout intérieure, est le terrain de choix en lequel prend racine le justice extérieure, l'honnêteté des relations avec les autres.
Frère Martin de Porrès a été reconnu officiellement par le Pérou, en 1939, comme le patron et le protecteur spécial des œuvres sociales. C'était reconnaître cette soif ardente qu'il eut toujours de la justice. Les prisonniers, les orphelins, les enfants abandonnés et sans foyer, furent l'objet de sa profonde compassion. N'est-ce pas grâce à son influence qu'un riche négociant consentit à investir de gros capitaux dans la construction d'un orphelinat, qui deviendrait comme une réparation publique des injustices sociales ? Ce désir qu'avait Martin de voir régner la justice lui venait d'une âme juste assoiffée de Dieu. C'est parce qu'il s'efforçait d'être juste avec Dieu, qu'il eut tant de zèle à voir soulager la misère des pauvres, à voir régner partout la miséricorde et l'amour. Soyons assoiffés de cette justice véritable, dont l'avènement n'est pas l'effet du zèle amer mais de la bénigne charité.
Prière
Ô Dieu, vous qui rassasiez les assoiffés de justice, vous avez fait entrer au Royaume des Cieux Martin de Porrès, votre confesseur. Accordez-nous, par ses mérites et son intercession, cette faim et cette soif de la justice, afin qu'à son exemple nous accomplissions envers tous nos frères le devoir de la charité, de manière à mériter de nous élever jusqu'au Royaume des Cieux, où nous vous posséderons pour toujours, vous l'ineffable rassasiement de notre âme.
Amen.
Jour 5
Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. (Mt 5,7)
Voilà la béatitude des grands cœurs. Les affables de Dieu; les assoiffés de justice, doivent demeurer proche des hommes, et même plus que d'autres, nourrir en leur cœur la pitié du genre humain. Leur élévation ne doit pas tremper dans l'indifférence et l'incompréhension. Leur haute spiritualité n'a pas à se traduire en sévérité. Le souci même de la perfection ne doit pas les éloigner de leurs frères. Il faut qu'ils soient toujours prêts saisir les aspirations de tous, à subvenir aux besoins, à compatir aux souffrances, aux misères, et même aux fautes. La récompense de ces grands cœurs: à eux aussi Dieu fera miséricorde. Dieu se servira pour eux de la même mesure dont ils auront fait usage pour comprendre les autres.
Les exemples abondent pour illustrer cette compassion miséricordieuse mise en œuvre dans sa vie par le Frère Martin de Porrès. Miséricorde: ce mot est composé de deux mots: misère et cœur. Le misère seule n'est pas la miséricorde; le cœur seul n'est pas la miséricorde. La miséricorde, c'est le geste d'un cœur qui se penche sur la misère, comme le Christ se penchait sur les malades, comme Saint Martin se penchait sur les malheureux. Toute sa vie fut une inclination profonde sur la misère. Il s'illusionne, le chrétien qui croit son cœur tout donné à Dieu, mais néglige ou refuse de se pencher sur les besoins de ses frères. Celui-là seul, cependant, sera vraiment miséricordieux dont le cœur se penchera comme lui-même sur les autres, à cause du trop plein d'amour en lui contenu.
Prière
Ô Dieu, infiniment miséricordieux pour ceux qui comprennent les autres, vous avez fait entrer au Royaume des Cieux Martin de Porrès, votre confesseur. Accordez-nous, Seigneur, par ses mérites et son intercession, d'avoir un cœur miséricordieux qui compatisse aux souffrances de nos frères, de manière qu'ayant mérité de vous miséricorde, nous puissions parvenir jusqu'au Royaume des Cieux, où nous vous posséderons pour toujours, vous qui nous avez aimés d'un amour éternel.
Amen.
Voilà la béatitude des grands cœurs. Les affables de Dieu; les assoiffés de justice, doivent demeurer proche des hommes, et même plus que d'autres, nourrir en leur cœur la pitié du genre humain. Leur élévation ne doit pas tremper dans l'indifférence et l'incompréhension. Leur haute spiritualité n'a pas à se traduire en sévérité. Le souci même de la perfection ne doit pas les éloigner de leurs frères. Il faut qu'ils soient toujours prêts saisir les aspirations de tous, à subvenir aux besoins, à compatir aux souffrances, aux misères, et même aux fautes. La récompense de ces grands cœurs: à eux aussi Dieu fera miséricorde. Dieu se servira pour eux de la même mesure dont ils auront fait usage pour comprendre les autres.
Les exemples abondent pour illustrer cette compassion miséricordieuse mise en œuvre dans sa vie par le Frère Martin de Porrès. Miséricorde: ce mot est composé de deux mots: misère et cœur. Le misère seule n'est pas la miséricorde; le cœur seul n'est pas la miséricorde. La miséricorde, c'est le geste d'un cœur qui se penche sur la misère, comme le Christ se penchait sur les malades, comme Saint Martin se penchait sur les malheureux. Toute sa vie fut une inclination profonde sur la misère. Il s'illusionne, le chrétien qui croit son cœur tout donné à Dieu, mais néglige ou refuse de se pencher sur les besoins de ses frères. Celui-là seul, cependant, sera vraiment miséricordieux dont le cœur se penchera comme lui-même sur les autres, à cause du trop plein d'amour en lui contenu.
Prière
Ô Dieu, infiniment miséricordieux pour ceux qui comprennent les autres, vous avez fait entrer au Royaume des Cieux Martin de Porrès, votre confesseur. Accordez-nous, Seigneur, par ses mérites et son intercession, d'avoir un cœur miséricordieux qui compatisse aux souffrances de nos frères, de manière qu'ayant mérité de vous miséricorde, nous puissions parvenir jusqu'au Royaume des Cieux, où nous vous posséderons pour toujours, vous qui nous avez aimés d'un amour éternel.
Amen.
Jour 6
Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. (Mt 5,8)
Ce cœur, dont parle le Seigneur, désigne la source profonde des sentiments et des pensées. La pureté béatifiée est donc bien différente de celle, toute légale et trop extérieure, à laquelle nous attachons parfois tout notre effort. Il ne s'agit pas seulement d'éviter tout contact impur, en pensées, en paroles ou en œuvres; il s'agit de prendre chaque jour plus vive conscience de notre appartenance exclusive au Seigneur, de notre consécration à son service. Cette pureté est donc profonde limpidité de l'esprit, clarté du regard: elle nos aide à comprendre et à voir la volonté de Dieu, dans les événements de notre vie. Celui dont le regard n'est pas distrait par les attraits de ce monde, celui-là a un cœur pur de tout alliage: ses yeux verront Dieu, ses yeux se riveront au ciel où le Seigneur nous a précédés dans sa gloire.
La vie de Saint Martin de Porrès nous apprend combien vraie est cette béatitude. Il vécut sa consécration religieuse si loyalement, son cœur fut si vivement conscient de son appartenance au Seigneur, qu'il reçut du Maître le bonheur souvent renouvelé de le voir et de converser avec Lui. L'œil d'un saint c'est son cœur. C'est avec son cœur qu'il voit Dieu. Frère Martin passait des nuits à regarder le Seigneur le cœur tout offert à sa grâce. Il était d'une grande vérité dont la connaissance et de fréquent rappel à notre mémoire faciliteront notre intimité avec Jésus-Christ: au lieu de peiner à nous purifier pour voir Dieu efforçons-nous de le regarder afin que Lui nous purifie. Face au feu dévorant qu'est le Seigneur, il n'est aucune impureté qui ne soit détruite.
Prière
Ô Dieu, vous qui vous dévoilez aux cœurs purs, vous avez fait entrer au Royaume des Cieux Martin de Porrès, votre confesseur. Accordez-nous Seigneur, par ses mérites et son intercession, d'acquérir cette pureté du cœur que vous avez béatifié, de manière à mériter de mieux vous voir ici-bas dans tous les événements de notre vie et de parvenir jusqu'au Royaume des Cieux, où nous vous posséderons pour toujours, vous l'unique Sainteté de notre âme.
Amen.
Ce cœur, dont parle le Seigneur, désigne la source profonde des sentiments et des pensées. La pureté béatifiée est donc bien différente de celle, toute légale et trop extérieure, à laquelle nous attachons parfois tout notre effort. Il ne s'agit pas seulement d'éviter tout contact impur, en pensées, en paroles ou en œuvres; il s'agit de prendre chaque jour plus vive conscience de notre appartenance exclusive au Seigneur, de notre consécration à son service. Cette pureté est donc profonde limpidité de l'esprit, clarté du regard: elle nos aide à comprendre et à voir la volonté de Dieu, dans les événements de notre vie. Celui dont le regard n'est pas distrait par les attraits de ce monde, celui-là a un cœur pur de tout alliage: ses yeux verront Dieu, ses yeux se riveront au ciel où le Seigneur nous a précédés dans sa gloire.
La vie de Saint Martin de Porrès nous apprend combien vraie est cette béatitude. Il vécut sa consécration religieuse si loyalement, son cœur fut si vivement conscient de son appartenance au Seigneur, qu'il reçut du Maître le bonheur souvent renouvelé de le voir et de converser avec Lui. L'œil d'un saint c'est son cœur. C'est avec son cœur qu'il voit Dieu. Frère Martin passait des nuits à regarder le Seigneur le cœur tout offert à sa grâce. Il était d'une grande vérité dont la connaissance et de fréquent rappel à notre mémoire faciliteront notre intimité avec Jésus-Christ: au lieu de peiner à nous purifier pour voir Dieu efforçons-nous de le regarder afin que Lui nous purifie. Face au feu dévorant qu'est le Seigneur, il n'est aucune impureté qui ne soit détruite.
Prière
Ô Dieu, vous qui vous dévoilez aux cœurs purs, vous avez fait entrer au Royaume des Cieux Martin de Porrès, votre confesseur. Accordez-nous Seigneur, par ses mérites et son intercession, d'acquérir cette pureté du cœur que vous avez béatifié, de manière à mériter de mieux vous voir ici-bas dans tous les événements de notre vie et de parvenir jusqu'au Royaume des Cieux, où nous vous posséderons pour toujours, vous l'unique Sainteté de notre âme.
Amen.
Jour 7
Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés enfant de Dieu. (Mt 5,9)
Ce n'est pas suffisant d'avoir le cœur pur et de voir Dieu. Quelqu'un pourrait s'emmurer dans une perfection si désireuse d'éviter tout contact avec le monde, qu'il en perdrait comme le soucis des autres. Voilà pourquoi, à la pureté du cœur, il faut ajouter le désir de faire arriver la paix: ce sont ces chrétiens au grand cœur, en possession de la sagesse et de la sérénité de Dieu, qui respirent la pais et la portent avec eux. Ils sont vraiment les fils de Dieu: autour d'eux se répand le rayonnement de leur sérénité, de leur joie, qu'ils puisent dans leur intimité avec le Christ. Voyez Jésus, le fils même de Dieu: quel artisan de paix il fut ! Partout où il passait, il faisait la même paix. Or, pour faire la paix, il faut soi-même être pacifié, être en paix avec Dieu.
Frère Martin de Porrès, ce grand serviteur de Dieu, avait une âme pacifique. Rempli de la pensée de Dieu, il ne s'exprimait qu'en paroles et en gestes de pacifiante miséricorde. Il n'était pas rare de voir venir au Couvent du Saint-Rosaire de Lima, où vivait Frère Martin, de longues filées de pauvres qu'il nourrissait de pain chaque jour, et aussi de quelque bonne parole de consolation et de paix. D'autres venaient en secret lui raconter leurs difficultés et lui demander de se faire l'arbitre de leurs différents. Martin réconcilia de cette façon plusieurs foyers désunie, fit revenir la paix dans l'âme de centaines de personnes révoltées. A son exemple, soyons, en notre milieu, des artisans de paix, d'abord en la protégeant là où elle existe, puis en la refaisant là où elle s'en est allée. Nous sommes fils de Dieu par le baptême: la paix devrait être notre œuvre.
Prière
Ô Dieu, vous qui appelez vos fils les artisans de paix, vous avez fait entrer au Royaume des Cieux Martin de Porrès, votre confesseur. Accordez-nous Seigneur, par ses mérites et son intercession, la grâce d'être ici-bas des artisans de paix, afin que, répandant autour de nous les bienfaits de votre miséricorde, nous arrivions, à son exemple, à partager votre intimité dans les Cieux, où nous vous posséderons pour toujours, vous le tendre Père de notre âme.
Amen.
Ce n'est pas suffisant d'avoir le cœur pur et de voir Dieu. Quelqu'un pourrait s'emmurer dans une perfection si désireuse d'éviter tout contact avec le monde, qu'il en perdrait comme le soucis des autres. Voilà pourquoi, à la pureté du cœur, il faut ajouter le désir de faire arriver la paix: ce sont ces chrétiens au grand cœur, en possession de la sagesse et de la sérénité de Dieu, qui respirent la pais et la portent avec eux. Ils sont vraiment les fils de Dieu: autour d'eux se répand le rayonnement de leur sérénité, de leur joie, qu'ils puisent dans leur intimité avec le Christ. Voyez Jésus, le fils même de Dieu: quel artisan de paix il fut ! Partout où il passait, il faisait la même paix. Or, pour faire la paix, il faut soi-même être pacifié, être en paix avec Dieu.
Frère Martin de Porrès, ce grand serviteur de Dieu, avait une âme pacifique. Rempli de la pensée de Dieu, il ne s'exprimait qu'en paroles et en gestes de pacifiante miséricorde. Il n'était pas rare de voir venir au Couvent du Saint-Rosaire de Lima, où vivait Frère Martin, de longues filées de pauvres qu'il nourrissait de pain chaque jour, et aussi de quelque bonne parole de consolation et de paix. D'autres venaient en secret lui raconter leurs difficultés et lui demander de se faire l'arbitre de leurs différents. Martin réconcilia de cette façon plusieurs foyers désunie, fit revenir la paix dans l'âme de centaines de personnes révoltées. A son exemple, soyons, en notre milieu, des artisans de paix, d'abord en la protégeant là où elle existe, puis en la refaisant là où elle s'en est allée. Nous sommes fils de Dieu par le baptême: la paix devrait être notre œuvre.
Prière
Ô Dieu, vous qui appelez vos fils les artisans de paix, vous avez fait entrer au Royaume des Cieux Martin de Porrès, votre confesseur. Accordez-nous Seigneur, par ses mérites et son intercession, la grâce d'être ici-bas des artisans de paix, afin que, répandant autour de nous les bienfaits de votre miséricorde, nous arrivions, à son exemple, à partager votre intimité dans les Cieux, où nous vous posséderons pour toujours, vous le tendre Père de notre âme.
Amen.
Jour 8
Heureux les persécutés pour la justice, car le Royaume des Cieux est pour eux. (Mt 5,10)
Oui, celui qui veut vivre fidèlement dans l'amour de Dieu aura beaucoup à souffrir: le monde tolère mal ceux qui ne lui ressemble pas. Or, si nous sommes sincères avec nous, justes envers Dieu, nous devons nous attendre à souffrir persécution, à ne pas être compris, bien plus à être méprisés. Aussi bien, je vous le dit: Tenez bon ! Cette persécution même est une suprême béatitude, une assurance que vous êtes du côté de Dieu. Car si vous n'êtes pas ébranlés par la persécution, c'est que vous êtes solides et avancés dans la perfection. Et la persécution qui est la plus coutumière, c'est celle du péché, la persécution de Satan. La tentation: voilà la forme de persécution qu'emploie le démon pour contrarier les âmes que Dieu aime. Supportons-la avec patience, car elle est faite pour nous élever d'un autre degré ver Dieu.
Martin de Porrès fut injustement calomnié, parce que certains ne voulaient pas se rendre à l'évidence de ses vertus et de son zèle infatigable. Plusieurs tirèrent avantage de sa pauvre condition de mulâtre pour le mépriser davantage. Mais, d'égale humeur, Frère Martin leur répondait: J'ai choisi l'abjection dans la maison de mon Dieu. Il s'estimait heureux de servir à quelque chose et comptait pour rien qu'on le méprisât par envie. Jusqu'au démon qui s'acharna sur lui, pour l'arracher au service des autres, pour l'inquiéter sur son salut. Mais Frère Martin avait mis en Dieu sa confiance, et c'est en Lui qu'il tint bon jusqu'à la fin. Heureux le chrétien qui l'imite, heureux celui qui, par amour de Dieu, supporte la contrariété et l'épreuve: à lui le Royaume des Cieux !
Prière
Ô Dieu, vous qui réservé aux méprisés votre Royaume, vous fait entrer au Royaume des Cieux Martin de Porrès, votre confesseur. Accordez-nous, Seigneur, par ses mérites et son intercession, d'avoir un sens aigu de la justice et de la charité, de ne pas craindre les persécutions que nous pouvons endurer à cause de notre nom; mais qu'à l'exemple de Saint Martin nous supportions l'épreuve et parvenions avec lui jusqu'au Royaume des Cieux, où nous vous posséderons pour toujours, vous le consolateur incomparable de notre âme.
Amen.
Oui, celui qui veut vivre fidèlement dans l'amour de Dieu aura beaucoup à souffrir: le monde tolère mal ceux qui ne lui ressemble pas. Or, si nous sommes sincères avec nous, justes envers Dieu, nous devons nous attendre à souffrir persécution, à ne pas être compris, bien plus à être méprisés. Aussi bien, je vous le dit: Tenez bon ! Cette persécution même est une suprême béatitude, une assurance que vous êtes du côté de Dieu. Car si vous n'êtes pas ébranlés par la persécution, c'est que vous êtes solides et avancés dans la perfection. Et la persécution qui est la plus coutumière, c'est celle du péché, la persécution de Satan. La tentation: voilà la forme de persécution qu'emploie le démon pour contrarier les âmes que Dieu aime. Supportons-la avec patience, car elle est faite pour nous élever d'un autre degré ver Dieu.
Martin de Porrès fut injustement calomnié, parce que certains ne voulaient pas se rendre à l'évidence de ses vertus et de son zèle infatigable. Plusieurs tirèrent avantage de sa pauvre condition de mulâtre pour le mépriser davantage. Mais, d'égale humeur, Frère Martin leur répondait: J'ai choisi l'abjection dans la maison de mon Dieu. Il s'estimait heureux de servir à quelque chose et comptait pour rien qu'on le méprisât par envie. Jusqu'au démon qui s'acharna sur lui, pour l'arracher au service des autres, pour l'inquiéter sur son salut. Mais Frère Martin avait mis en Dieu sa confiance, et c'est en Lui qu'il tint bon jusqu'à la fin. Heureux le chrétien qui l'imite, heureux celui qui, par amour de Dieu, supporte la contrariété et l'épreuve: à lui le Royaume des Cieux !
Prière
Ô Dieu, vous qui réservé aux méprisés votre Royaume, vous fait entrer au Royaume des Cieux Martin de Porrès, votre confesseur. Accordez-nous, Seigneur, par ses mérites et son intercession, d'avoir un sens aigu de la justice et de la charité, de ne pas craindre les persécutions que nous pouvons endurer à cause de notre nom; mais qu'à l'exemple de Saint Martin nous supportions l'épreuve et parvenions avec lui jusqu'au Royaume des Cieux, où nous vous posséderons pour toujours, vous le consolateur incomparable de notre âme.
Amen.
Jour 9
Heureux êtes-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on vous calomnie de toutes manières à cause de moi. Soyez dans la joie et l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les Cieux. (Mt 5,11)
Cette parole de Jésus est la conclusion de son discours sur les huit béatitudes. Elle enrichit sur les déclarations déjà faites: elle prédit nettement insultes, persécutions et calomnies au chrétien qui se dit du nom du Christ et vit sérieusement cette appartenance. Ce qu'ils m'ont fait, a dit Jésus, ils vous le feront à vous aussi. Aussi bien, nous nous préparons à recevoir cette béatitude, en exécutant fidèlement le programme de vie chrétienne que les paroles de Jésus nous ont tracé. Pourquoi n'irons-nous pas jusqu'au bout à cause de lui, lui qui est allé jusqu'au bout à cause de nous ? La vie bienheureuse du ciel vaut bien qu'on y mette la peine.
Saint Martin de Porrès vécut cette joie et cette allégresse intérieure que le Seigneur réserve à ceux qui portent fidèlement son nom, qui son fidèles à la noblesse d'âme à laquelle, il engage. N'oublions jamais, au cœur de nos plus grandes épreuves, la consolante assurance de notre Seigneur: Ayez confiance, j'ai vaincu le monde. Or pour avoir cette confiance, il faut être uni étroitement au Christ. Lui seul donne la force de son Esprit, force qui nous rend capables de traverser les biens et les maux de ce monde sans perdre le bien de l'éternité. Imitons Saint Martin de Porrès qui plein d'amour de Dieu, ne se laissa jamais intérieurement troubler par quoi que ce soit. Forts de la promesse du Seigneur, tenons fermes dans la foi de notre baptême.
Prière
Ô Dieu, vous qui êtes la récompense éternelle au terme de notre vallée de larmes vous avez fait entrer au Royaume des Cieux, Martin de Porrès, votre confesseur. Accordez-nous, Seigneur, par ses mérites et son intercession, de porter avec fierté votre saint Nom, de supporter avec patience les épreuves de notre foi, afin qu'à son exemple, nous parvenions à nous élever avec lui jusqu'au Royaume des Cieux, où nous vous posséderons pour toujours, vous qui êtes l'éternelle félicité promise à la fidélité de notre âme.
Amen.
Cette parole de Jésus est la conclusion de son discours sur les huit béatitudes. Elle enrichit sur les déclarations déjà faites: elle prédit nettement insultes, persécutions et calomnies au chrétien qui se dit du nom du Christ et vit sérieusement cette appartenance. Ce qu'ils m'ont fait, a dit Jésus, ils vous le feront à vous aussi. Aussi bien, nous nous préparons à recevoir cette béatitude, en exécutant fidèlement le programme de vie chrétienne que les paroles de Jésus nous ont tracé. Pourquoi n'irons-nous pas jusqu'au bout à cause de lui, lui qui est allé jusqu'au bout à cause de nous ? La vie bienheureuse du ciel vaut bien qu'on y mette la peine.
Saint Martin de Porrès vécut cette joie et cette allégresse intérieure que le Seigneur réserve à ceux qui portent fidèlement son nom, qui son fidèles à la noblesse d'âme à laquelle, il engage. N'oublions jamais, au cœur de nos plus grandes épreuves, la consolante assurance de notre Seigneur: Ayez confiance, j'ai vaincu le monde. Or pour avoir cette confiance, il faut être uni étroitement au Christ. Lui seul donne la force de son Esprit, force qui nous rend capables de traverser les biens et les maux de ce monde sans perdre le bien de l'éternité. Imitons Saint Martin de Porrès qui plein d'amour de Dieu, ne se laissa jamais intérieurement troubler par quoi que ce soit. Forts de la promesse du Seigneur, tenons fermes dans la foi de notre baptême.
Prière
Ô Dieu, vous qui êtes la récompense éternelle au terme de notre vallée de larmes vous avez fait entrer au Royaume des Cieux, Martin de Porrès, votre confesseur. Accordez-nous, Seigneur, par ses mérites et son intercession, de porter avec fierté votre saint Nom, de supporter avec patience les épreuves de notre foi, afin qu'à son exemple, nous parvenions à nous élever avec lui jusqu'au Royaume des Cieux, où nous vous posséderons pour toujours, vous qui êtes l'éternelle félicité promise à la fidélité de notre âme.
Amen.